Mythes et réalités
La violence est juste sérieuse si elle est physique.
Toutes les formes de violence
sont graves.
Dans les relations intimes, c’est toujours la violence psychologique qui s’installe en premier. Pour en savoir plus, consulte la page Violence entre partenaires intimes.
Si c’était si pire que ça, la personne qui subit la violence serait partie.
Dans une relation malsaine ou
violente, plusieurs raisons
peuvent porter la victime à
rester :
- L’espoir que l’autre personne change, surtout dans la phase de lune de miel
- La fausse croyance que personne d’autre ne pourrait l’aimer ou qu’elle ne mérite pas d’être traitée mieux
- La peur de se retrouver complètement isolée, surtout si elle n’a pas d’autres amis
- La peur de ne pas être crue, que son ou sa partenaire tourne leur entourage contre elle
- La peur que la violence empire pendant et après la séparation
Dans les couples d’adultes, une personne aux prises avec la violence peut aussi rester parce qu’elle dépend financièrement de son ou sa partenaire violente, parce qu’elle a peur de perdre la garde de ses enfants durant le divorce, etc. Des raisons similaires peuvent rendre plus difficile le fait de quitter un emploi, se séparer d’une communauté, ou s’éloigner de sa famille, même si on y vit de la violence.
La personne qui a utilisé la violence a perdu le contrôle.
ce n’est pas une perte de
contrôle — c’est un choix.
S’il s’agissait d’une simple perte de contrôle, la personne violente perdrait aussi le contrôle dans d’autres situations stressantes comme à l’école, au travail, avec ses parents, etc. Si la personne n’est violente qu’avec des personnes choisies dans des contextes choisis, ce n’est pas une perte de contrôle — c’est un choix.
De plus, si la personne est dans un état où elle n’a pas la capacité de choisir de façon libre et éclairée (par ex., si elle a consommé des substances), elle a tout de même la responsabilité de ne pas causer de tort aux autres. Cela peut notamment dire refuser d’avoir des relations sexuelles alors qu’elle est intoxiquée. Tu peux en apprendre plus sur la capacité de choisir sur la page Consentement.
Si c’était une vraie agression à caractère sexuel, la victime se serait débattue.
il est très commun pour la
personne qui en est victime de
figer ou de se laisser faire.
Lorsqu’une agression à caractère sexuel a lieu, il est très commun pour la personne qui en est victime de figer ou de se laisser faire. C’est un mécanisme de défense qui protège la personne, notamment si le fait de se débattre ou d’essayer de s’enfuir la mettrait à risque de plus de violence.
La personne qui dit avoir vécu de la violence ment pour avoir de l’attention ou faire du mal à l’autre personne.
Ça prend beaucoup de courage pour dénoncer la violence qu’on a vécue.
Au Canada, on rapporte qu’une femme sur trois et un homme sur dix subira une agression à caractère sexuel au cours de sa vie d’adulte. De plus, près du tiers des adultes rapportent avoir vécu de la violence à caractère sexuel avant l’âge de 15 ans.
Selon Statistique Canada, 83 % des agressions à caractère sexuel ne sont pas rapportés à la police. Statistique Canada rapporte aussi que seulement 3 à 7 % des signalements d’agression à caractère sexuel à la police sont « non fondés », c’est-à-dire qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour les porter en accusations.
C’est un pourcentage similaire aux autres actes criminels rapportés à la police (vols, voies de fait, etc.).
C’est donc extrêmement rare qu’une personne qui dévoile avoir vécu une agression ne dise pas la vérité.
Si tu es en couple avec la personne, il ne peut pas y avoir d’agression à caractère sexuel.
Les partenaires ont toujours le
droit de refuser une relation
sexuelle. Si leur choix n’est pas
respecté, c’est une agression.
Même dans une relation de couple stable dans laquelle il y a déjà eu des relations sexuelles, le consentement conserve son importance.