Parler de la sexualité
Avoir des conversations
sur la sexualité
Que ce soit avec un ou une partenaire, tes amis, un ou une professionnelle de la santé, ou autre, parler de sexualité peut être gênant! Beaucoup de personnes sont mal à l’aise avec ce sujet, même les « vrais » adultes.
Voici quelques conseils pour t’aider dans tes conversations :
Traite la sexualité comme un sujet normal
Le sexe fait partie de la vie, ce n’est pas quelque chose de tabou, illégal, dégoûtant ou effrayant. Nommer les choses telles qu’elles sont, ça les dédramatise et les normalise.
Utilise les vrais mots
Toutes les parties du corps ont un nom, incluant les parties impliquées dans la sexualité. Les nommer correctement montre de la maturité.
Évite les euphémismes
Ça peut être drôle ou même poétique d’utiliser des images pour décrire des organes ou des actes sexuels. Toutefois, ça peut porter à confusion : pas tout le monde comprend ce que « planter une tente » et « s’envoyer en l’air » veulent dire. Dans certaines conversations (comme pour exprimer tes désirs à ton ou ta partenaire, ou décrire une problématique à ton médecin), c’est préférable d’utiliser un langage plus clair pour éviter les malentendus.
Fais attention aux jugements
Que ce soit envers soi-même ou les autres, on peut être porté à juger certains aspects de la sexualité (pratiques, nombre de partenaires, fantasmes, etc.). Ces jugements sont blessants et n’aident personne. Fais preuve d’ouverture : c’est correct que d’autres personnes vivent leur sexualité différemment de toi, c’est correct si tu vis ta sexualité différemment de ce que tu aurais imaginé.
Fais preuve de respect
- Assure-toi que la personne avec qui tu en parles est à l’aise d’avoir cette conversation. Peut-être qu’elle est inconfortable ou que ce n’est pas un bon moment pour elle.
- Respecte ses limites. Si certains sujets sont hors limites ou qu’elle ne veut pas partager certaines informations, respecte son choix.
- Pose des questions pour comprendre, pas pour remettre en doute ou juger.
- Respecte la confidentialité. Si la personne te confie des choses, ne les partage pas avec d’autres personnes, à moins qu’elle t’a donné la permission de le faire.
Évite l’objectification
Si tu mentionnes d’autres personnes dans la conversation, parle d’elles avec respect. Évite de partager des détails à leur sujet si elles ne t’ont pas donné la permission de le faire. Considère leur bien-être dans ta façon de parler d’elles.
À qui en parler
C’est normal d’avoir envie de parler de sexualité à quelqu’un, que ce soit par curiosité, fierté, inquiétude ou autre. Tu peux t’adresser à :
Un ou une adulte de confiance
- Un ou une adulte en qui tu as confiance pourra répondre à tes questions et tes inquiétudes par rapport à la sexualité et aux relations en général.
- Tu peux choisir une personne avec qui tu as des points communs, puisque ses expériences seront probablement similaires aux tiennes.
- Un ou une adulte de confiance peut aussi t’aider à trouver des ressources si tu vis quelque chose de difficile.
- La plupart des adultes considèrent que c’est un honneur quand une jeune personne choisit de se confier à eux. Ça fait plaisir d’être un ou une adulte de confiance pour quelqu’un!
- Il peut s’agir d’un parent, membre de la famille, personnel scolaire, coach, etc.
Un ou une professionnelle de la santé
- Un ou une professionnelle de la santé pourra répondre à tes questions et te fournir des soins de santé sexuelle et reproductive, comme la contraception.
- Ces personnes peuvent aussi t’aider à trouver des ressources si tu vis quelque chose de difficile.
- Si tu as 16 ans ou plus, les professionnels de la santé en Ontario ont besoin de ton consentement avant de partager de l’information à ton sujet à tes parents ou toute autre personne qui le demande. Si tu as moins de 16 ans, ils peuvent partager cette information si tes parents le demandent.
Tes amis et amies
- Tu peux parler de tout et de rien avec tes amis, ce sont souvent de bonnes ressources parce qu’ils et elles vivent des expériences similaires.
- Respecte ton ou ta partenaire dans ce que tu choisis de partager. C’est une bonne idée de vérifier avec lui ou elle au préalable si tu comptes partager des détails sur votre vie intime.
- Sois digne de confiance, ne partage pas les secrets de tes amis ou de tes partenaires.
- Si tu t’inquiètes pour le bien-être ou la sécurité d’un ou une amie, consulte les pages Si mon amie a vécu de la violence et Si mon ami a causé du tort.
Ton ou ta partenaire
- C’est essentiel de communiquer avec ton ou ta partenaire! Consulte les pages Communication saine et Consentement pour en apprendre plus.
Note : Le devoir de signalement
En Ontario, tous les adultes sont tenus par la loi de faire un signalement à la Société d’aide à l’enfance s’ils soupçonnent qu’une personne mineure est à risque de mauvais traitement. Cela inclut la violence familiale, la violence entre partenaires intimes et la violence à caractère sexuel. Ce devoir s’applique même dans les conversations normalement protégées par la confidentialité (par ex., si la personne est un médecin ou un thérapeute).
Considère le devoir de signalement dans tes conversations avec les adultes. Si l’adulte doit faire un signalement, tu peux lui demander de le faire alors que tu es présent ou présente.